« Les pieds finissent toujours par aller là où va le cœur ». Voilà un sage proverbe malien. Un proverbe mis en application, alors que je foule à nouveau le sol rouge d’un continent qui m’a accueillie en 2012 et où j’ai laissé une partie de mon cœur. Ayant eu la chance d’effectuer à ce moment un premier mandat à titre de stagiaire pour le CECI et la Table filière Karité au Burkina Faso, je souhaitais depuis revenir travailler dans le domaine des communications en Afrique de l’Ouest.

Adolescente, j’étais fascinée par le continent africain, son histoire et ses luttes. Dès lors, je me suis mise à m’intéresser aussi aux questions de droits de l’homme et de développement international. Convaincue que les communications peuvent jouer un rôle important dans l’avancement de la société et donner une voix à ceux qui ne peuvent se faire entendre, j’ai donc fait des études universitaires en relations publiques, sachant dès le départ que je mettrai plus tard ces compétences au profit du développement international.

J’ai actuellement la chance d’occuper un mandat de conseillère en communication pour le Réseau national d’appui à la promotion de l’économie sociale et solidaire du Mali (RENAPESS), un partenaire du CECI depuis plus de dix ans déjà. Plus précisément, j’appuie l’organisation de la prochaine rencontre du Réseau africain de l’économie sociale, un évènement qui réunira des acteurs de plus de 50 pays afin de réfléchir collectivement aux solutions pour bâtir un développement plus juste et équitable. Ainsi, vous comprendrez que je suis fière de contribuer à la mission du RENAPESS et à l’organisation d’un tel évènement qui m’est apparu comme étant tout à fait lié à mes valeurs et à mes champs d’intérêts.

Et c’est ainsi que mes pieds sont allés où mon cœur le voulait, le 19 janvier, alors que j’embarquais sur un vol d’Air France à destination de Bamako, au Mali.

Pourquoi l’autre histoire?

Au cours des prochaines semaines, et ce, jusqu’à la fin mars, j’écrirai de courts billets pour ce blogue. L’idée m’est venue après avoir visionné une inspirante conférence, « The danger of a single story », de Chimamanda Ngozi Adichie, une brillante auteure Nigériane, qui dénonçait le danger de se fier à une seule histoire, bien souvent, celle qui est véhiculée par les médias de masse. Ces histoires uniques, vous les connaissez; ce sont aussi celles des stéréotypes.

Mais voilà, je crois que les histoires peuvent aussi être utilisées pour renforcer des idées positives et pour humaniser des situations qui, bien souvent, ont l’air catastrophiques. Et c’est ce que j’ai envie de faire avec ce blogue. J’ai envie de vous présenter une autre histoire, une histoire positive, une histoire d’ambition et de passion, une petite partie de cette immense Afrique, une parcelle de Bamako, où des femmes et des hommes œuvrent au développement du pays et s’engagent à faire de l’économie sociale un mouvement de plus en plus présent, surtout dans une situation d’après crise au Mali.

Depuis mon arrivée, je suis allée à la découverte de l’Autre, et j’ai rencontré des gens très inspirants, dévoués et convaincus de pouvoir faire leur part pour améliorer les conditions de vie des populations locales. Ce sont ces personnes que j’ai envie que vous rencontriez un peu avec moi. Vous embarquez?