Au Guatemala, LA RUTA DEL SABOR (La route des saveurs) est un circuit qui permet de déguster la cuisine maya tout en admirant le magnifique lac Atitlan et contribuer au progrès social des femmes autochtones de cette région. Une façon différente de faire du tourisme, un tourisme solidaire!

Emilia

Emilia Orozco a la jeune trentaine. Son histoire est celle de nombreuses femmes mayas de la province de Solola qui vivent dans la pauvreté. Chaque jour, elle déploie beaucoup d’efforts pour arriver simplement à nourrir sa famille. Elle cultive des légumes, élève quelques volailles, fabrique et vend des bijoux, offre un service de repas aux travailleurs du voisinage… Orpheline de père dès sa naissance, Emilia a dû travailler très tôt comme c’est le cas pour de nombreux enfants dans les zones rurales; pas question de faire des études, ils doivent contribuer à la subsistance de la famille. Récemment le destin a encore frappé. Sa soeur ainée est morte il y a deux ans laissant 5 enfants derrière elle qui sont devenus un peu ses propres enfants, elle-même étant restée célibataire. Femme d’action, elle a vite compris les avantages que pouvait lui apporter le projet de Prosol*, la Ruta del Sabor appuyé par Uniterra à elle et ses compagnes.

poisson et tamalito

Vign.3-Lac Atitlan

vign.4-rue à San Antonio

La Ruta del Sabor, est un circuit qui permet aux touristes de découvrir la cuisine traditionnelle des autochtones des villages qui bordent le Lac Atitlan, tout en apportant directement aux femmes des revenus supplémentaires. “La Ruta del Sabor nous a beaucoup apporté” explique Emilia, “on nous a donné de la formation, nous avons appris comment préparer les aliments selon des standards touristiques, comment recevoir les clients, comment préparer et monter une table”. Ces formations ont été aussi l’occasion pour ces femmes de sortir de chez elles, de surmonter leurs peurs. “Grâce au projet, nous avons perdu cette timidité” ajoute Emilia, “nous sommes devenues plus fortes et ça nous a donné le courage de continuer à lutter et à bien faire les choses. Ces revenus supplémentaires, nous aident pour nos dépenses, pour acheter des chaussures, pour nous permettre d’aller plus longtemps à l’école”.