C’est en juillet dernier que j’ai appris que j’étais sélectionnée pour participer au programme de Congé Solidaire. Je suis vraiment très heureuse et me sens vraiment privilégiée. Seulement 20 entreprises au Canada participent à ce programme de volontariat! Gestion Financière MD  fait partie de ces rares entreprises qui permettent à leurs employés de vivre l’expérience. C’est la 2eannée que j’applique sur le programme. Alors il ne faut surtout pas se décourager et appliquer à nouveau. Dans mon cas, je dirais même que ma première entrevue m’a grandement aidée à préparer la seconde! Après avoir complété le formulaire de candidature, on se sent prêt à passer à l’entrevue…mais dans les faits, il faut y réfléchir à nouveau! Pourquoi souhaitons-nous faire cette expérience, qu’avons-nous à apporter aux organismes locaux, pourquoi devraient-ils nous prendre comme candidat, comment réagit-on face aux changements de situation, face à des valeurs différentes?

J’ai soumis ma candidature parce que j’avais envie de défis différents. Je considère avoir tout (ou presque tout!!!) pour être heureuse dans la vie. Mais, parfois, il est bon de se ramener à nos bases, à nos valeurs profondes. Je ressens un besoin de nouvelles expériences, un besoin d’aider les autres et je cherche une opportunité de mettre mes connaissances et compétences à profit afin d’améliorer le quotidien de gens qui n’ont pas nécessairement les ressources pour améliorer leur économie locale. Je souhaite sortir de mon confort et de ma routine afin d’aider, à ma façon les gens de Congé Solidaire à faire progresser certaines communautés. Je crois que ces communautés retireront de grands bénéfices du passage des volontaires, mais je pense que, en tant que volontaires, nous en sortirons grandi tout autant, sinon plus!

Les avis de mon entourage au sujet de mon projet de volontariat sont éclectiques! Du côté de mes amis, la réaction est unanime : c’est une chance merveilleuse et l’on m’envie de pouvoir participer au programme. Ces gens sont dans la fin vingtaine, début trentaine d’années, une génération portée sur les voyages et la découverte. Je crois qu’ils aimeraient tous partir à ma place! Du côté des collègues de travail, les avis sont partagés. Quelques-uns sont envieux et aimeraient pouvoir participer un jour, quand les enfants seront grands. D’autres sont compatissants pour la cause, mais ne s’imaginent plus quitter leur confort quotidien, et pour ce, ils n’appliqueraient jamais sur un tel programme. Pour ma famille, je serai toujours leur bébé! C’est donc leur sentiment de parents protecteurs et l’incompréhension du projet qui a parlé en premier. Pour eux, les pays où j’appliquais (Mali, Burkina Faso, Guatemala) ne faisaient que résonner à leurs oreilles ‘’maladie’’, ‘’Ebola’’, ‘’guerre civile’’,  ‘’corruption’’, etc. Ils étaient très contents d’apprendre que j’irais finalement au Guatemala plutôt qu’en Afrique, car à leur avis, c’était bien moins dangereux. Il faut dire que j’ai une cousine qui est allée y travailler et qui en est revenue vivante! Lorsque je leur ai parlé davantage du programme, que l’on n’était pas laissé à nous mêmes et que l’on était accueilli  par un membre local de l’équipe Congé Solidaire, ils ont soufflé un peu. À ce jour, je pense qu’ils sont très fiers de mon engagement et admirent mon audace de participer à un tel projet qui peut s’avérer autant déstabilisant qu’enrichissant. Au bout du compte, je crois même que je pourrai finir par les faire réfléchir à un tel engagement de leur part!

J’ai vraiment très hâte d’en apprendre davantage sur mon mandat. Je partirai du 10 au 31 janvier 2016, au Guatemala. J’aiderai un organisme local à mieux gérer ses finances en lui proposant des outils de gestion comptable et financier. Il se peut que mon mandat soit totalement différent de ce que je me suis préparée à gérer. Je dois donc être prête à tout! Puisque j’aime bien me compliquer la vie un peu, pourquoi ne pas faire le tout en espagnol? Porque no? J’espère réellement que le travail que j’accomplirai là-bas aura un réel avantage pour l’organisme en question. J’ose espérer que la barrière de la langue ne m’empêchera pas de partager l’ensemble de mes connaissances au cours de ce projet. C’est vraiment cet élément qui engendre le plus de stress. Petite révision de grammaire s’impose avant le départ, et possiblement quelques visionnements YouTube en espagnol! La révision commence cette semaine : quelques cours privés d’espagnol, histoire de me dérouiller la langue avant le départ. Aussi, j’ai un grand amour pour la culture latine. J’ai bien peur de m’attacher à mes nouveaux amis et collègues locaux. Je n’y suis pas encore, mais j’appréhende déjà mon retour, aussi bête que cela puisse paraître!

À deux mois du départ, je débute mes préparatifs. Je vous tiendrai au fait de mes expériences et péripéties. J’anticipe déjà mon départ!