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Arrivée au Guatemala à la fin juin 2015, la géographe environnementale Helena Arroyo a posé ses valises à Panajachel, sur les bords du lac Atitlán, dans le département de Sololá pour un mandat d’un an comme conseillère en étude de marché des matériaux recyclables.

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Elle s’est jointe à l’équipe de Proatitlán, le projet de renforcement du système de gestion des déchets solides du CECI et de son partenaire AMSCLAE, l’Autorité pour la gestion durable du bassin du lac Atitlán et son environnement.

Sa vaste expérience en environnement et son enthousiasme débordant ont contribué à ce que cette Montréalaise d’origine argentine s’implique dans une grande partie des projets de Proatitlán. Campagnes de sensibilisation sur l’importance de réduire et de trier les déchets, de nettoyage du lac, collectes de déchets recyclables, mais aussi visites de décharges publiques et de centres de recyclage et de compostage et d’entreprises qui achètent des matières recyclables.

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Après quelques de mois de présence sur le terrain, elle avait déjà réalisé le plus gros de sa mission première qui était de réaliser, avec deux consultants, une étude de marché sur les matériaux recyclables. Elle a également collaboré à l’étude sur les déchets organiques et l’impact environnemental.

Guide environnemental pendant des années, à la Tohu, au Biodôme et au Jardin botanique de Montréal, son expérience en pédagogie n’est plus à faire. De sa propre initiative, Helena Arroyo a mis sur pied des ateliers d’ecodesign et de recyclage qu’elle enseigne à différents organismes partenaires, comme Estrella de mar, qui oeuvre auprès des jeunes femmes, ADISA, qui travaille avec des personnes ayant des handicaps, ou AMSCLAE.

Elle a également donné des conférences – notamment aux employés de la municipalité de Panajachel – sur la gestion des déchets solides à Montréal afin qu’ils disposent d’un système de comparaison. Dans ses formations, elle aborde des thèmes aussi variés que le concept d’environnement appliqué au lac Atitlan, la problématique des déchets et des plastiques ou encore la prise de parole en public et les bases de l’éducation environnementale.

Elle consacre la deuxième partie de son mandat à l’éducation environnementale en travaillant étroitement avec l’organisme les Amis du lac et avec les membres du département d’éducation environnementale de AMSCLAE, tout en poursuivant ses ateliers d’écodesign qui rencontrent un vif succès.

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Elle a également pris l’initiative de s’attaquer au problème des chiens errants du dépotoir de Pamuch, qui est un véritable problème de santé publique. Grâce à sa pugnacité, elle a convaincu le groupe Ayuda, un organisme à but non lucratif qui oeuvre au bien-être des chiens et des chats, d’agir. Ils ont capturé des animaux pour les stériliser et réduire la population de chiens errants,et il existe un projet d’accord avec la seule université vétérinaire du pays pour mettre sur pied une campagne à plus grande échelle.

Dans la région du lac Atitlán, il reste beaucoup à faire, dit-elle, ne serait-ce que conscientiser la population pour qu’elle cesse de jeter les ordures dans les rues ou dans la lac, et qu’elle réduise sa consommation de plastiques jetables ou encore améliorer l’organisation de la gestion et du transport des déchets recyclables ainsi que leur commercialisation.

Salvar el lago Atitlán